Musée du Hunan : la dame qui a dormi deux mille cent ans
En 1972, des archéologues ouvrant une tombe de la dynastie Han aux abords de Changsha découvrirent ce qui n’aurait pas dû exister : dame Xin Zhui, marquise de Dai, morte vers 163 avant notre ère — la peau encore souple, les articulations encore mobiles, le sang encore typable. Les tombes de Mawangdui furent le moment Toutânkhamon de la Chine, et le Musée du Hunan fut reconstruit autour d’elles.
Les galeries livrent tout le cosmos funéraire : les cercueils de laque emboîtés, peints de mondes d’esprits ; la bannière de soie en T qui cartographie le voyage vers le ciel ; un millier d’objets du quotidien — et l’impossible robe de gaze unie (素纱单衣), vêtement de soie couvrant tout le corps et pesant quarante-neuf grammes. Il a fallu des décennies aux tisserands modernes pour la reproduire.
À l’affiche (vérifié en septembre 2026)
Jusqu’au 15 novembre 2026, le musée présente « Dunhuang, grand trésor culturel » : plus de deux cents pièces, dont des répliques de grottes à l’échelle 1, venues du sanctuaire peint de la route de la Soie. Voir Mawangdui et Dunhuang sous un même toit est une chance de saison ; réservez la salle temporaire en même temps que le musée.
Pratique
- Gratuit ; fermé le lundi ; 9 h – 17 h, dernière entrée à 16 h. Réservation jusqu’à sept jours à l’avance, ouverte chaque jour à 20 h, via WeChat ou Alipay.
- Dame Xin Zhui repose dans une chambre climatisée au niveau inférieur ; la file avance avec respect, donc lentement : venez tôt ou tard.
- Changsha mérite la nuit sur place : c’est l’une des grandes villes chinoises de la table et de la nuit — tofu puant, écrevisses, le spectacle du Super Wenheyou, et une énergie de rue véritablement jeune.
Réservé pour vous
Les créneaux de week-end et la salle Dunhuang partent vite, et le parcours de réservation n’existe qu’en chinois. KORA réserve les deux, cale votre visite en tenant compte de la file de Xin Zhui et — si vous suivez le conseil de la nuit sur place — retient aussi la table d’écrevisses.
Réservez-moi le Musée du Hunan et l’exposition Dunhuang — et dites-moi si Changsha mérite une nuit.
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