Pop Mart à la source : Labubu, blind boxes et un parc à thème entier
Si quelqu’un dans votre entourage éprouve des sentiments pour un lutin aux dents pointues appelé Labubu, sachez ceci : la fièvre qui a vidé les rayons du monde entier est retombée. Pop Mart a multiplié la production, les prix de revente sont redescendus sur terre, et en Chine — le pays de la marque — les gammes Labubu courantes s’achètent véritablement en magasin. Aux prix chinois : la blind box coûte 59 à 79 ¥ ici, nettement moins que la même boîte à l’étranger.
Ce qui fait de la Chine le bon endroit pour comprendre ce qu’est réellement Pop Mart : non pas un jouet viral, mais une machine à transformer des personnages dessinés par des artistes en économies de collection.
Où acheter
- Les amiraux : le vaisseau amiral mondial, sur plusieurs étages, avenue Huaihai à Shanghai, plus les magasins amiraux de nouvelle génération à Sanlitun (Pékin) et au Shanghai IFC — à visiter comme un théâtre de marque, même sans rien acheter.
- Partout ailleurs : des boutiques classiques dans la plupart des centres commerciaux, et les robo shops, distributeurs automatiques Pop Mart installés dans les malls, les stations de métro et les aéroports — parfaits pour la boîte impulsive de 22 heures.
- POP LAND (Pékin) : le parc à thème de Pop Mart, dans le parc Chaoyang — un petit territoire de licence très photogénique, avec attractions, zones de personnages et produits exclusifs au parc. Billet journée 150 ¥ en semaine, 180 ¥ le week-end ; des plateformes internationales les vendent en anglais. Une demi-journée pour les fans, dispensable pour les simples curieux.
Au-delà de Labubu
Le geste de connaisseur consiste à connaître les autres gammes : Skullpanda, Molly (la première de toutes), Dimoo, Crybaby, ainsi que Twinkle Twinkle et Hirono, en pleine ascension, ont chacune leurs fidèles et leurs nouvelles séries régulières. La rareté fonctionne partout de la même façon : une figurine « secrète » (隐藏款) se cache dans environ une boîte par carton, et c’est là tout le moteur psychologique du format. Le reste du designer toy chinois mérite aussi un coup d’œil : les « supermarchés du jouet » multimarques de TOP TOY et les boutiques 52TOYS occupent souvent les mêmes centres commerciaux.
Le problème des contrefaçons (« Lafufu »)
La contrefaçon est une industrie à part entière. Le chemin sûr : n’acheter qu’en boutique officielle ou en robo shop. Si une pièce vient d’ailleurs, vérifiez le QR anti-contrefaçon sous l’autocollant inviolable et scannez-le depuis l’application officielle Pop Mart (un scan qui vous renvoie vers une page web quelconque est un signal d’alarme), puis inspectez la finition — sur Labubu en particulier, le signe classique, ce sont les dents : neuf, bien moulées.
Chasser avec du renseignement local
Les nouvelles séries sortent selon des calendriers annoncés sur les canaux chinois, les sorties populaires passent par la file d’attente ou le mini-programme, et le stock varie d’un pâté de maisons à l’autre. KORA joue l’éclaireur local : calendrier des sorties en cours, quel amiral détient encore la gamme que vous voulez, billets POP LAND achetés, et un verdict sur ce « Labubu » suspectement bon marché avant que vous ne le payiez.
Aidez-moi à chasser le Pop Mart à Shanghai : magasins amiraux, sorties du moment, et POP LAND vaut-il un détour par Pékin ?
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